Comment limiter les troubles digestifs chez le veau ?

troubles digestifs chez le veau

Publié le : 29 mai 20236 mins de lecture

Les troubles digestifs chez le veau peuvent ralentir sa croissance et fragiliser sa santé. L’éleveur doit alors prévoir des frais supplémentaires pour traiter ces dysfonctionnements, auxquels s’ajoute le coût d’élevage dû à cette croissance tardive. Dans cet article, nous nous intéresserons aux problèmes de digestion auxquels le veau est confronté. Vous trouverez aussi des conseils pour limiter ces troubles.

Les causes des troubles digestifs chez le veau

Plusieurs facteurs peuvent être à l’origine de ces problèmes de digestion. Mais la plupart du temps, il s’agit d’une combinaison d’éléments. Nous pouvons citer la prolifération des bactéries. Autrement, il peut être question d’une digestion défaillante des protéines ou des lipides présents dans le lait ou dans la nourriture fournie au veau.

Les bactéries peuvent compromettre le bon fonctionnement du système digestif en attaquant la paroi intestinale. Certaines d’entre elles sont susceptibles de provoquer des dommages plus ou moins importants au niveau des cellules épithéliales qui se trouvent dans l’intestin. Dans ce cas, il y a une réduction tangible de la surface intestinale. Résultat : la capacité d’absorption des substances nutritives est entravée. La croissance du veau touché par cette anomalie est alors impactée.

Sachez que plusieurs solutions peuvent être adoptées pour réduire ces dysfonctionnements. Rendez-vous ici pour obtenir plus d’informations !

S’assurer que le veau évolue dans un environnement propre

L’hygiène est une condition incontournable pour prévenir les problèmes digestifs. Avant de se demander quel aliment complémentaire pour veaux faut-il choisir, il vaut mieux vérifier que les mesures d’hygiène sont bien respectées. A la suite du vêlage, l’animal est exposé aux menaces bactériennes. Les bactéries atteignent l’intestin du veau et peuvent causer ces troubles.

Le mammifère doit être placé dans une litière abondante non humide. Quand elle est épaisse, la litière se transforme en microclimat qui le met à l’abri des attaques externes.

Fournir suffisamment de colostrum

Le colostrum apporte au veau de nombreux bienfaits. Ainsi, il doit consommer deux cent grammes de ce liquide dans les six heures qui suivent sa naissance. La santé et le niveau de résistance du mammifère dépendent de la quantité d’anticorps qu’il ingère. Notez que dans un litre de colostrum, il y a cinquante grammes d’immunoglobines. Pour obtenir le taux recommandé, l’animal doit boire jusqu’à quatre litres. Pour mesurer la quantité de colostrum, vous devez utiliser un réfractomètre.

Savez-vous que le veau est capable d’absorber 100% des immunoglobines au moment où il est né ? Six heures plus tard, cette capacité d’absorption descend à 50%. Il convient donc de souligner que le colostrum est le premier booster immunitaire. Lorsque ces anticorps lui sont fournis dans des quantités insuffisantes, il développe des troubles de digestion qui généralement se traduisent par la diarrhée du veau.

Favoriser le renforcement des défenses immunitaires

Même s’il reçoit suffisamment de colostrum, le veau doit bénéficier d’un support optimal dans les premières semaines qui suivent sa naissance. Les éleveurs professionnels insistent sur l’importance de ce soutien surtout dans les deux premières semaines. Lorsque l’immunité acquise à travers le colostrum commence à diminuer, l’animal doit se forger ses propres défenses immunitaires. Pour cette raison, il sera plus sujet aux problèmes digestifs durant cette période. Les conditions d’élevage doivent être pensées dans leurs moindres détails. Cela signifie que vous devez bien nettoyer les cases en utilisant du produit désinfectant et des équipements parfaitement propres.

Fournir du lait et faciliter le sevrage

Vous êtes-vous déjà interrogé sur les raisons derrière le réflexe œsophagien ? En réalité, cela se produit lorsque le lait ou le mélange de lait, composé d’aliment complémentaire pour veau, n’a pas été préparé conformément aux règles d’alimentation pour bétail. Ce problème survient aussi quand les équipements n’ont pas été positionné comme il le faut ou qu’ils présentent des signes de détérioration.

Plutôt que de se retrouver dans l’estomac, le lait sera conduit vers le rumen. Théoriquement, le sillon œsophagien, un pli qui se trouve à l’intérieur de l’estomac, permet au lait de faire le tour du rumen. Ce circuit est altéré lorsque :

  • le veau boit le lait dans la mauvaise position ;
  • la tétine est de qualité médiocre ;
  • la température du lait n’est pas optimale

En se dirigeant directement vers le rumen, le lait n’est pas digéré comme il faut. Il se fermante et se décompose, ce qui entraînerait des dysfonctionnements au niveau du système digestif.

À noter : Pour booster le développement du rumen et réduire les risques de diarrhée, le sevrage du veau doit être progressif. Il faut donc diminuer l’alimentation au lait et intégrer, peu à peu, des aliments solides.

Plan du site